lundi 5 mars 2012


Une scène de Mardi Gras sur St-Charles dans les années 20; bien avant la tradition de lancer des guedies à tout le monde. À cette époque les gens se présentaient seulement pour admirer les chars. 


Dans l'Antre du Roi


Le roi du Mardi Gras de 1872


Mardi Gras c'est terminé, et bien des choses se sont passées depuis... Principalement le Tulane Maya Symposium: la conférence organisée par mon institut de recherche qui regroupe des sommités du monde de l'archéologie Maya, et qui sont complètement ignorés par le reste de la population. La galerie du MARI est presque fin prête, et la semaine prochaine se tiendra l'ouverture "non-officielle".




Deux chars présentant des scènes mythologiques amérindiennes. La qualité des sculptures est très impressionnante.

Mais bon, j'ai pas pris de clichés tant que ça. Donc voici un mini voyage dans le temps jusqu'à juste avant le Mardi Gras, où mon institut et moi par la bande avons été invités à visiter le Rex Den. Le Krewe de Rex c'est le plus ancien et plus prestigieux des Krewes. Fondé en 1872, il représente les gens les plus fortunés et puissants de la nouvelle orléans, et chaque année, ils élisent leur roi qui est littéralement le Roi du Mardi Gras. 

 Avec Evan, devant Coatlicue, une grosse déesse aztèque méchante qui voulait tuer son bébé naisant Huitzilopochtli qui s'est pas laissé faire et qui a du tuer ses 400 soeurs après être né armé en guerrier sanguinaire. 

Si ils nous ont invités, c'est que, ô suprise (!), le thème de cette année pour leurs chars allégoriques avait pour thématique "Lore of the Americas", et incluait plusieurs chars aux saveurs mésoaméricaines. Nous avons donc eut droit à la visite de tout leur antre, incluant des salles d'expo bourrées d'archives rocambolesques, dont voici un échantillon.

Il est tellement hot le Roi du Krewe de Rex qu'il a une perruque différente pour chaque jour !

Là, il y a mon pote Guillaume l'homme du Saguenay de Montréal dentiste qui vient me visiter pour une bonne partie de la semaine de relâche (next week baby !).

À l'opposé du Krew de Rex, y'a les Mardi Gras Indians. Ces derniers sont les descendants d'esclaves en cavale réfugiés chez les amérindiens. Ils se réunissent en même temps que passe la parade du krewe de Rex, dans Central city, un des endroits les plus mal-famés de la ville. Leurs costumes sont incroyables (tous les dessins sur eux sont faits en mini-perles de verre). Photo de Joe.

Ah, et pour mes grands fans de rugby, et bien nous avons battu les Ragin' Cajuns de University of Louisiana at Lafayette, une nouvelle fois (33-21), nous établissant confortablement en tant que rexus delaligus. Par contre, ils aimaient pas se faire battre sur leur turf, et ils se sont choqués, et ont entre autres sacré un coup de poing dans la gorge de l'auteur ainsi que craché du sang dans son oreille. Bon. Pas classe. Mais ils ont été punis par le plaquer solide. Et mon ganglion droit a presque tout désenflé et mon oreille bien nettoyée.

Au plaisir chers compadritos y conmamitas.

Si vous êtes pas fins, le grand méchant lutteur va vous faire ce qu'il a fait au trottoir. Photo de Joe itout.

jeudi 23 février 2012

Du Monde en Boud'Viage !

Au Mardi Gras, y'a du Monde en titi sur la Rue Bourbon.
Au Mardi Gras, y'a l'ami Joe, et l'ami Rémy.
Au Mardi Gras, tu marches 500 km par jour, au moins.


Au Mardi Gras, on se déguise.
Au Mardi Gras, tu te fais garocher 50 000 guedies.
Au Mardi Gras, quand t'es déguisé, tu te fais garocher plus de géduies encore.
Au Mardi Gras, tu remplies un gros sac de colliers.


Au Mardi Gras, tu vois pas tant de totons que ça.
Au Mardi Gras tu commence à boire, peut-être, vers 8h.
Du Matin.
Au Mardi Gras, tu pognes peut-être un tit-coup de soleil.


Au Mardi Gras, y'a des meilleures guedies que d'autres.
Au Mardi Gras, ça prend beaucoup de volonté pour t'avoir un taxi.
Au Mardi Gras, les tramways marchent pas.


Au Mardi Gras, ben du monde porte une robe.
Même ton professeur et coach.
Au Mardi Gras, l'ami Joe y'avait un costume qui intriguait les enfants.
Au Mardi Gras, les rues sont fermées.




Au Mardi Gras, des fois tu lèves tes bras dans les airs.
Au Mardi Gras, des fois y'a des chiens.
Au Mardi Gras, y'a beaucoup d'enfants.


Au Mardi Gras, y'a des vidanges en titi après les parades.
Au Mardi Gras, tu fais une pause pour manger des immense et délicieuses huîtres.
Au Mardi Gras, tu dois te rappeler de manger.


Au Mardi Gras, y'a des chars avec des dieux Mayas.
Surtout en 2012.
Au Mardi Gras, tu dis merci à Joe d'avoir pris des photos.
Au Mardi Gras, tu fais le party comme, peut-être, jamais auparavant.
Après le Mardi Gras, c'est le temps de faire du rattrapage.

mercredi 15 février 2012

Ça sent le Gras !

On a joué notre plus grosse partie de la saison avec l'équipe de rugby. Contre U of Louisiana Lafayette.

-C'est quoi le Mardi Gras Max ?

-C'est un peu compliqué. Tout d'abord y'a Pâques, dont la date est le premier dimanche suivant la première pleine lune après l'équinoxe du printemps. Puis y'a le dimanche des rameaux, une semaine plus tôt. Puis, finalement, y'a le Mardi Gras, 40 jours plus tôt.


On croyait que c'était la meilleure équipe de la ligue. On a scoré 32 points. Y'en ont scoré 5.
En fin de compte, c'est nous les meilleurs.
Sur cette photo, on vient de marquer notre troisième essai en 15 minutes.

Max y'é content.
Y'était pas sûr de jouer, mais y'a joué toute une demi de 40 minutes en fin de compte.

-C'est tout ?

-Ben non. Y'a aussi le concept. C'est que c'est une fête conceptuelle, le Mardi Gras. En fait, ce mardi fête le dernier jour avant le début du jeûne du Carême.

-Ok. Je vois. Donc tu te bourres la face de cochonneries pis tu bois deux fois ton poids en boêsson, question de profiter de cette dernière occasion ?

-Ouais. Oubadon, tu peux voir ça autrement: tu fêtes comme un capoté pendant 5 jours, tellement, qu'après ce festoyage du pas possible, t'aies juste le plus le goût de boire pour un mois et demi.

-Ahhhhh. Ok. Là je comprends.

On travaille fort sur l'expo. On en est rendu à écrire les fiches pour la présentation des artéfacts.
Ce case, c'est moi qui ai eu la chance d'en choisir le contenu, puis le designer avec Marcello. 
Il s'agit d'une cache architecturale reconstituée de toute pièces, mais très crédible. Aussi d'une richesse incroyable.

 Les vases blancs sont en marbre. MARI en a la plus importante collection du monde. Ce sont des pièces d'une valeur inestimable. Dans celui du dessus, ont été trouvé les deux petites pièces. L'une est une main de jade, l'autre une petite figurine en or, ce qui est extrêmement rare chez les Mayas. Le plat du bas, eh ben, ses pieds, ce sont des têtes de pécaris qui fouinent le sol de leur museau. Toutes ces pièces viennent du Honduras maya.

Là y'a l'ami Joe qui arrive dans 2 jours.  S'en suivront les 5 jours du vrai Mardi Gras. Ça risque de barder ! 

Les photos seront à venir dans la semaine suivante.

lundi 6 février 2012

Mardi-Gras, Burlesque, Égouts Raffinés.

Oyé oyé ! Le temps du Mardi-Gras est entamé en ce bas-monde qu'est la Nouvelle-Orléans !
Et qui dit Mardi-Gras, dit parade. Et ici, la première parade c'est celle du Krewe du Vieux (à prononcer Crew de voo...)


Le tout a commencé chez Molly's at the Market, où nous avons participé, avec Rémy qui est de nouveau de passage, au lancement de la Flambeau Royal, la bière officielle du Mardi-Gras de la Brasserie NOLA. La compagnie des brasseurs fut aussi plaisante que d'hab, mais de courte durée.

C'est quoi un krewe me diras-tu? Eh bien c'est un groupe de gens sélects qui s'unissent sous un thème aux saveurs très variées, allant des abeilles aux lesbiennes enragées. Il faut payer assez cher, se confectionner un costume digne de ce nom, pratiquer la parade, construire un char allégorique, le tirer, faire le défiler... Finalement c'est un mode de vie associé au Mardi-Gras. Certains sont très prestigieux, d'autres moins. 

Deux chars allégoriques. Vous remarquerez que celui de gauche présente le titre: Jewpocalypse, et je vous laisse interpréter celui de gauche.


Le Krewe du Vieux, dont la parade vous l'aurez compris, se déroule dans le Vieux Carré, est le premier krewe à se présenter chaque année. Il est composé de nombreux sous-krewes qui ont des thèmes qui sont ici échantillonés pour votre plaisir visuel. Mettons que les thèmes du Krewe du Vieux sont reconnus pour être très osés, politiquement engagés, et fortement orientés sur le sexe !

 Le Krewe d'Anthropo. De Gauche à droite, le Rémy, Dustin, Max, Jessica et Erlend. Mon polo est orné aux couleurs du Mardi-Gras: Mauve-Jaune-Vert.

Y'a des marching brass band, qui jouent du début à la fin, un pour chaque sous-krewe, bien entendu.

Après deux heures, la parade s'est terminée. Grâce à certains contacts judicieux, un tuyau m'a mené jusqu'au Bal officiel du Krewe du Vieux. Là nous attendait un concert infini, et beaucoup de gens costumés. La soirée s'est prolongé considérablement.

 C'est pas juste une affaire de ti-jeunes. Y'a des medames avec des drôle de chapeaux dans les krewes. Il faut comprendre à quel point ce concept a des racines profondes dans la culture néo-orlandaise. Même les gens riches et célèbres font ça, (mais dans les krewes plus prestigieux).

Sinon tout roule par chez nous, à part que mon top-ordinateur d'un an m'a fait un gros caca dans les mains et est pas-mal mort. Une situation bien embêtante pour un étudiant. Heureusement, mes données sont sauves, et en attendant qu'il ressuscite, ce qui je l'espère se passera avant Pâques, je me sers de mon vieux Mac de 7 ans. Qui lui, marche comme un champion, mais y court pas vite. Y'a aussi la première et plus importante partie de ma saison de rugby ce samedi ! Contre University of Louisiana at Lafayette. Une partie contre les Cajuns! Il s'agit de la meilleure équipe de la ligue, donc il va falloir jouer comme des grands chefs indiens. Ce que j'entend bien faire.

Le coeur du Mardi-Gras se passera du 17 au 21, temps pour lequel je serai en congé, et recevrai la visite de mon pote Jonathan du Moulial. Ça risque d'être assez épique. Apparemment que le meilleur Mardi-Gras de sa vie, c'est le premier. Alright !

 En finale : le spanking shack, où on peut recevoir une bonne claque sué fesses pour gratis. J'ai voulu essayer, mais la file était longue...

dimanche 22 janvier 2012

La saison des écrevisses

Le boil-up d'écrevisses, ça se cuit pendant ben longtemps, ben ben, ben assaisonné, pis ça s'étend sur une ben ben longue table. Aussi y'a une technique bien précise pour sortir la chair de la carapace, mais j'aurais besoin de vous le mimer, ce qui est dur par écrit.

Comment ça se dit écrevisses en Anglais? Crawfish! Et le plus beau dans tout ça, c'est que "crawfish" vient du terme "écrevisse". Ahein !? Ben oui, imaginez un Amaricain dire "Creviss". Voilà ! Et comment ça ils ont adopté ce terme des Français ? La Louisiane, c'ta faire !

Dustin est venu nous rejoindre vendredi pour les portes ouvertes.

Ok. Vous aurez compris que le temps des écrevisses a commencé ici. Et qui dit écrevisses, dit.... Cajun-Style Crawfish boil-up ! Et qui dit Cajun-Style Crawfish boil-up dit, viarge que ça goûte bon dans yeule ! Et voici comment j'ai fais pour goûter à cette merveille de la nature dont mon habitat préféré est dans ma bouche :

Les écrevisses, c'est comme ça que ça se mange.


Mon pote Rémy est venu visiter New Orleans l'an dernier, en novembre. L'une de ses activités touristique fut d'aller visiter la meilleure brasserie de la Nouvelle-Orléans, NOLA Brewery (pour infos : nolabrewing.com). Là, il s'est lié d'amitié avec l'un avec l'un des brasseurs, qu'il désirait retourner visiter ces jours-ci. Excellente idée Rémy !

Avec Rémy. L'hiver ici, on porte des shorts.

Nous sommes donc allé profiter des portes-ouvertes hebdomadaires de la Brasserie qui ouvre gratuitement un fut sur chacune de ses six bières chaque vendredi pour une heure et demi. Pour de vrai ! C'est-ti pas fantastique ça ? Là, nous avons vite fais la rencontre de Dylan, le pote de Rémy, qui nous a gracié du traitement d'ami en nous permettant de goûter à leurs nouvelles bières en développement, et du même coup nous éviter la file d'attente de 50 mètres.

Ils ont dix immenses cuves et brassent régulièrement de six à huit bières.

En plus, de ce traitement royal, Dylan nous a invité à venir nous joindre à leur petite fête du lendemain qui avait lieu sur place, et qui incluait: 1)De la compagnie géniale, 2)Toutes leurs bières délectables à volonté et 3)De la jambalaya délicieuse, du gumbo divin ainsi que... du Cajun-style Crawfish boil-up. Et devinez quoi? Ben après un débat d'une durée de 0.02 seconde, on a accepté l'invitation.

Avec les écrevisses et Dylan.

Et voilà, on s'est bourré la face comme des pas-propes, et on a bien but, hier de midi à 3 heures. Mais la meilleure nouvelle dans tout ça c'est que je suis désormais rendu pote avec l'équipe de NOLA Brewery, qui sont des gens fantastiques, et que je me suis trouvé un rituel du vendredi !

Voilà, là je vais faire un gros dodo, car malgré toute cette ingestion, le temps a continué à filer, et la semaine commence... demain matin !!! Aussi, Rémy part demain pour son wwoofing en plein coeur du Mississippi. Mais on se reverra dans le temps du Mardi-Gras, qui frappe déjà à nos portes.

dimanche 15 janvier 2012

Noël l'amitié.


Salutations à vous mes très chers et ô combien sympathiques lecteurs/ices !

Jean-Claude a travaillé ben ben fort ces derniers temps pour ouvrir un sentier pédestre au coeur-même de St-Pierre-de-Broughton, où il a construit maints escaliers et ponts à l'aide de ses doigts d'ébenimenuisier. Le résultat est très charmant, tel que vous le pouvez observer ici..

J'espère que vos vacances du temps des fêtes furent cordiales et pleines de party, et que votre année débute en beauté digne de joueuse de tennis professionnelle.

Popa JC et moman Marie dans les hauts foins du sentier.

Je suis de retour à NOLA après trois semaines savoureuses passées au près de ma famille et de mes chers et chères ami(e)s. Ce temps des fêtes fut remarquable par la qualité des amitiés qu'il a mis en valeur dans ma vie. Je ne parle pas d'amitié dans le genre Facebook, mais bien dans le genre d'amitié franche, réciproque, et brûlante. Le genre d'amitié que l'ont porte à nos parents, à notre famille, à nos vieux amis, ainsi qu'aux gens magiques que l'ont voit trop peu souvent.

Max fiston et Marie, dans la belle neige d'arbre. 

La vue de la maison de campagne. Le soleil hivernale dainz' Appalaches.

Et me voici de retour. Après tout ce bon temps à profiter du Québec, de ses ressources humaines et tout-terrain; après m'être gelé la moustache et le bout des yeux; après un avion; je suis de retour dans le Deep-South, où il fait plutôt chaud et surtout magnifique.

 En avant plan: Thom Landry qui fume la shisha et Oli Lego qui se protège pour mieux jouer avec sa queue de pool. En arrière-plan, Laurent qui trouve ça drôle à-côté de la table de pool, pis Max qui prend une photo.

Et la beauté de la chose c'est que je ne suis pas seul Québécois à bord, étant donné que j'ai le plaisir d'avoir Rémy dit de Bousquet en visite chez moi. Cet ancien coloc, autrefois apprenti-anthopologue à mes côtés, a vu son destin d'origine génétique le porter vers les choses de cette Terre et devenir agriculteur biologique. Ici, il participe à wwoofing (http://www.wwoof.org/ pour les curieux) et travaillera betôt sur des fermes biologiques en Louisiane pour quelques temps. En attendant il joue un peu au coloc chez Brittany et moi-même.

Et voilà, demain c'est le retour aux cours, et la vie Nolandaise qui reprend son cour pour de bon. Quelques cours fascinants, un ben épeurant, le rugby, les profs et les potes. On a ben hâte.

 Rémy le gentilhomme agronome, Guy, les Mayas et Moi. Je me suis fais 26 décembre une micro-fracture sur le pouce qui est levé. Là, il va mieux, mais j'ai hâte de voir ce qu'il pense du rugby.

dimanche 11 décembre 2011

En Pré-Noël

Les NOLAndais prennent les décorations au sérieux. Cette imposante demeure de St-Charles st. a littéralement vu sa propriété envahie par le petit Popa Noël pis sa gang de capôtés.

Bonjour-Bonsoir et c'est parti.

Est entamé le temps de la fin du semestre. Déjà je repars pour le Québec dans une semaine pour y demeurer très exactement 3 semaines. Mais avant ça, c'est un temps bien occupé: examens, travaux de session et, bien entendu, festoyation.

MARI, si je ne m'abuse, possède la plus importante collection de textiles Mayas. Ceux-ci dates des années 50, et proviennent des Hautes-Terres du Guatémala. Ils seront présentés dans notre expo.

À ce sujet, j'ai hier soir participé à une tradition centenaire. La fête de Noël du départment est accompagné chaque année d'un duel de chansons de nwel, mieux connues sous le term Christmas carols. Cela implique l'écriture d'un carol par les étudiants gradués dont l'objectif est clairement de se foutre de la gueule des professeurs (de façon "polie"). Les professeurs font bien entendu de même, et se moquant des pauvres ti-zétudiants. Alors je me suis uni à un groupe de d'une vingtaine d'entre nous hier soir, puis nous avons marché jusqu'à la maison d'un prof où ces derniers étaient tous réunis. Là, nous avons attiré les profs sur le balcon avant en chantant des classiques tels Rudolph, et à leur arrivée avons chanté un cantique sur les vieux séniles qui payent des étudiants pour garder leur chat. La chose s'est bien déroulé, et les profs ont répondu d'une voix unie bien sur le ton, en se moquant de notre don unique pour nous plaindre. Après cela, ben on manger un immense festin de Noël de type potluck et nous sommes rincé de fond de la gorge à petit coup de boéssons. D'ailleurs, je profite de ce moment pour souligner le fait que j'ai enfin trouvé un bon endroit où acheter de la grappa (qui se trouve à être une denrée en voie d'extinction ici), et une bouteille m'a bien servi hier soir...

L'installation est en cours. Ici, une grosse-grosse maquette du Castillo de Chichen Itza. J'ai appris que Franz Blom avait, au début des années 30, sérieusement parti une levée de fond pour construire un nouveau département d'Anthropologie qui aurait été placé dans une réplique 1:1 de cette gigantesque pyramide Maya postclassique. Un plan de capoté. C'est peu après cela qu'il a été remercié de ses services.

Sur une toute autre note, la galerie du MARI prend enfin forme. Les menuisiers nous ont bâti des beaux mûrs séparateurs, les présentoirs sont en train d'être construit, et les moulages des panneaux de Palenque ont été suspendus. Au cours des prochaines semaines les pièces sélectionnées seront placées dans les présentoirs. L'objectif est que, avant Noël, tout soit prêt pour commencer les étapes finales (écriture définitive des panneaux, l'étiquetage des artéfacts, toute la présentation visuelle) au retour des vacances. Ainsi, le lancement de l'exposition prendra place en même temps que l'ouverture du Tulane Maya Symposium, en février. Mettons que ça brasse pas mal au 3e étage du Dinwiddie ces temps-ci.

Kathe, l'aide directrice (une dame incroyablement sympathique) et Dr. Marcello, il capitano. Encadrés par le moulures de Palenque. L'éclairage est pas au point encore, mais ça promet.

Si je me réjoui à l'idée de revenir me chauffer les fesses sul bord du poêle au Québec, je dois néanmoins garder en tête que j'ai quatre examens qui accourent... Ceci étant dit, tout va vraiment bien sur ce plan, donc y'a pas trop à s'en faire, juste demeurer focus.

Voilà c'est tout.

 Une relique du passé? Ce vieux panneau, pas trop loin de chez moi, est en Français. Du jamais vu par ici... Mystérieux.